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samedi, janvier 26, 2008
Et pourquoi pas?
En relisant les anciens numéro du Gracq, j'ai parcouru avec amusement l'article de Stephane Smets "retour aux sources".
L'auteur y évoque le fait que Touring Club était également, au début du siècle passé, un service d'aide aux cyclistes. Il leur prodiguait des conseils et proposaient leur assistance.
Et pourquoi pas?
Dans une grande agglomération comme Bruxelles, ca pourrait être
intéressant de proposer à nouveau de tels services.
Tensions palpables à la SNCB
Ces derniers temps, je trouve qu'il y a énormément de tensions chez les contrôleurs de train. Cette tension se répercute sur tout le monde, dont je suis.
La grêve "émotionnelle" de mardi m'a laissé sur le carreau: obligé de remonter au boulot après avoir constaté qu'il n'y aurait pas de train pour rentrer. De là je suis parti en camionnette pour éviter un aller retour Charleroi Bruxelles par Natalia.
source: www.7sur7.be
Ce matin, un navetteur qui avait peur de rater sa correspondace à
Bruxelles Nord a indiqué au contrôleur qu'il était temps de partir,
alors que celui ci discutait sur le quai avec un collègue. Ca n'a pas
loupé...
En tant qu'usager, je ne peux pas m'empêcher quelques réflexions:
J'ai moi même été victime d'un braquage un jour. Avoir le canon d'une arme pointée sur soi c'est choquant. On en garde des séquelles. Je compatis donc avec les accompagnateurs qui ont été agressés. Mais je ne pense pas qu'il faille mettre des milliers de passagers dans l'inconfort!
"Et je rentre comment sur Charleroi? A vélo?" C'est en ces termes que j'ai répondu au guichet de Bruxelles lorsqu'on m'a indiqué que je n'aurai plus de train pour rentrer. Certaines personnes ont probablement été confronté au problème.
La SNCB devrait prendre conscience que le train est l'unique moyen de transport pour certains et que les retombées économiques ne s'arrêtent pas à leur seul chiffre d'affaire. J'encourage donc les pouvoirs publiques à instaurer une formule de service minimum contraignant pour les sociétés de transport. Concernant le problème concret des agressions, il faut que la SNCB puisse agir en proposant des solutions aux accompagnateurs:
- Formations à la gestion des conflits
- Renseigner sur les risques à courir lors de la sélection des futurs accompagnateurs
- Primes de risque
Pour les employés de cette société, je voudrais leur signaler qu'il existe d'autres moyens de manifester que de bloquer complètement le trafic ferrovière.
- Proposer un train sur deux plutôt que de bloquer complètement le trafic
- Indiquer dans les annonces que les accompagnateurs ont été victime d'une agression
- Manifester
Je ne voudrais pas paraître moralisateur, mais voici une réflexion un peu cinglante: Je pense aux milliers d'employés ou travailleur qui, comme moi, travaillent dans des PME ou des commerces et qui ont la pression venant de leur employeur afin de réaliser leur chiffre d'affaire. Qui savent que s'ils n'y arrivent pas, il seront mis à la porte. Ceux qui prennent le risque de se faire braquer à tout moment et qui doivent reprendre le travail le lendemain (sinon le CA n'est pas atteint). Ceux qui font 40 h semaine sans broncher... tout ca pour un salaire frisant avec le seuil de pauvreté d'une personne isolée. Je pense aussi à tous les indépendants qui, vaille que vaille, essaient de gagner leur salaire sans relache.
Quand je vois qu'après une dure journée de 10 heures ils ne peuvent même pas rentrer chez eux tranquillement parce que des gens sont "émus" du sort de leurs collègues mais qui ne savent pas répondre lorsqu'on leur demande comment ils vont...
samedi, janvier 05, 2008
Dur dur
Mercredi j'arrive à la gare vers 18h20 pour prendre le train de 28. Je vois partir le train de 18h vers Charleroi... je redoute donc que mon train aie lui aussi 28 minutes de retard. Non, il arrive à l'heure, ouf!
Mauvaise nouvelle, on en est revenu au vieux train d'avant et plus le M6 (ce ne fut que pour cette fois heureusement). J'attends que les gens descendent du train et entends au loin un sifflottement du contrôleur signalant qu'il va bientôt fermer les porte. Tant qu'il y a des gens qui descendent je ne m'inquiètes pas trop, surtout étant donné la force du sifflet vraiment fluette.
Un deuxième coup de sifflet tout aussi faible et paf, les portes se referment juste sur un landeau que le père essaie de faire sortir!!! Les portes reviennent en arrière avec le système de sécurité et... rebelotte!!! Au bout de trois fois à se refermer sur le landeau, un passager et moi même, un peu sonné par ce spectacle ahurissant, nous précipitons sur les portes pour les retenir ouvertes!
Pendant que nous retenions les portes et que la vingtaine de passager qui devaient encore descendre se précipitent dehors, le contrôleur, lui, attendant à l'avant du train, un pied sur les marches et les points à la taille.
Ce qui devait arriver par la suite était prévisible... je n'ai pas eu le temps d'attraper mon vélo pour rentrer dedans... les portes se sont refermées et le train est parti.
Furax, je me suis précipité dehors avec le vélo et j'ai pédalé comme un fou pour rejoindre Bruxelles Midi, sans même prendre le temps de mettre bonnet et gants. Comme le train passe d'abord par Central avant d'aller au midi, j'ai un peu de temps devant moi. Mais ce fut trop juste d'une paire de minutes. Ma rage n'est pas passée par ce coup de vélo dans le froid sans protection. Je me suis rendu à l'acceuil et ai demandé un formulaire de plainte.
Au moment ou je quittai l'acceuil un type derrière moi, ayant le sourire jusque là demanda ce qu'il se passait avec les trains vers Mons: il n'en voyait aucun. L'acceuillant pas acceuillant pour un sou lui répondit:
- C'est normal monsieur, le conducteur de train pour Mons est malade. Il n'y a donc plus de train pour Mons aujourd'hui.
- C'est une blague ou quoi?
- Non non je vous assure...
Je n'ai pas entendu la suite de cette discussion. Ca devenait Kafkaïen.
Pendant l'attente du train, j'entendis encore une annonce aussi ahurissante que tout le reste: une voix annoncait le retard d'un train. "Retard probable de... 210 minutes!!!!" Presque 4 heures de retard! Autant ne pas l'annoncer, c'est pour plomber le moral de tous les navetteurs et stresser les autres!
Dans la Libre de Vendredi 4/1, page 11 je lis d'autres témoignages pour justifier les retards ou les annulations:
- Locomotrices défectueuses
- Signalisations en dérangement
- Difficultés d'accouplement
- Un conducteur a terminé son service et a abandonné le train dans une gare à 20 km de sa destination normale
Je me demande comment ce conducteur est rentré chez lui... surement pas en train!